DPE à Maurens, Cugnaux : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Maurens, l’analyse de 645 DPE dessine un quartier majoritairement composé d’appartements, avec un bâti dominé par la période 1948-1974. Les classes C et D y sont les plus représentées, tandis que la proportion de logements F ou G dépasse celle observée à Cugnaux.

DPE à Maurens, Cugnaux : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier — Cugnaux

Le dossier énergétique de Maurens repose sur 645 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 3 873 DPE analysés à Cugnaux. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier et de situer leurs caractéristiques par rapport aux indicateurs communaux. Elle ne constitue toutefois pas un inventaire de tous les logements de Maurens : les proportions présentées doivent être lues comme celles de l’échantillon disponible. Le portrait qui se dégage associe une forte présence d’appartements, une construction principalement datée de 1948 à 1974 et une concentration des étiquettes autour des classes C et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, ces repères donnent un contexte utile. Ils ne remplacent pas la lecture du DPE du bien concerné, dont la situation peut différer sensiblement des valeurs médianes du quartier.

Un bâti dominé par la période 1948-1974 et les appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Maurens)Part du quartier
A50,8 %
B182,8 %
C32750,7 %
D21733,6 %
E558,5 %
F182,8 %
G50,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Maurens (Cugnaux).

La période 1948-1974 représente 66,2 % des diagnostics de Maurens : elle constitue nettement le socle dominant du bâti étudié. Au total, 71,3 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975, tandis que ceux d’avant 1948 comptent pour 5,1 %. Cette dernière proportion est proche de celle de Cugnaux, établie à 4,6 %. Le caractère ancien du quartier tient donc surtout à la place du bâti de 1948-1974, plutôt qu’à une présence particulièrement importante de logements antérieurs à 1948. Les maisons individuelles représentent 20,0 % de l’échantillon, le reste étant constitué d’appartements. Ce profil majoritairement collectif est important pour interpréter les résultats, sans pour autant attribuer une étiquette à un logement selon sa seule forme. Les données fournies ne croisent pas les classes énergétiques avec le type d’habitat ou l’année de construction ; elles ne permettent donc pas d’isoler les performances propres aux maisons ou aux appartements.

Des étiquettes principalement concentrées en C et D

  • Classe C : 327 diagnostics. C’est l’étiquette la plus représentée à Maurens. Elle donne le principal repère de lecture du quartier, mais ne permet pas de présumer du classement d’un bien non examiné.
  • Classe D : 217 diagnostics. Cette deuxième catégorie occupe également une place importante dans l’échantillon. Le portrait énergétique local ne se résume donc ni aux étiquettes les plus favorables ni aux passoires énergétiques.
  • Classe E : 55 diagnostics. Ces logements constituent un groupe distinct à prendre en compte dans une comparaison entre biens, sans leur attribuer les caractéristiques des logements classés F ou G.
  • Classes A et B : respectivement 5 et 18 diagnostics. Ces étiquettes sont présentes, mais elles sont beaucoup moins fréquentes que les classes C et D dans les données disponibles.
  • Classes F et G : respectivement 18 et 5 diagnostics. Ces 23 logements correspondent aux passoires énergétiques recensées dans l’échantillon du quartier, soit une proportion de 3,6 %.

Maurens face aux indicateurs de Cugnaux

La comparaison avec Cugnaux fait apparaître plusieurs différences, à examiner ensemble plutôt qu’isolément. La part des passoires énergétiques atteint 3,6 % à Maurens, contre 2,2 % à l’échelle communale. Le quartier présente donc une proportion plus élevée de logements classés F ou G dans l’échantillon analysé, même si les classes C et D restent les plus nombreuses. La consommation médiane s’établit à 149 kWh/m²/an, contre 140 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur : 1 215 € à Maurens, contre 1 002 € à Cugnaux. Ces montants doivent être rapprochés d’une surface médiane de 75 m² dans le quartier et de 68 m² dans la commune. Les données ne permettent pas de déterminer la contribution respective de la surface et des autres caractéristiques des logements à cette différence de coût.

  • Pour comparer la consommation rapportée à la surface, les repères disponibles sont 149 kWh/m²/an à Maurens et 140 kWh/m²/an à Cugnaux. Il s’agit de médianes, et non de consommations identiques pour tous les logements.
  • Pour lire le budget énergétique estimé, il faut conserver ensemble les coûts médians de 1 215 € et de 1 002 €, ainsi que les surfaces médianes de 75 m² et de 68 m². Ces indicateurs ne décrivent pas nécessairement un même logement type.
  • Pour situer le bâti le plus ancien, les parts d’avant 1948 sont de 5,1 % dans le quartier et de 4,6 % dans la ville. Ce seul rapprochement ne suffit pas à expliquer les différences de consommation ou d’étiquettes.

Vendre à Maurens : situer le bien sans lui attribuer la médiane

Pour préparer une vente à Maurens, les statistiques du quartier servent avant tout de cadre de comparaison. Avec 327 diagnostics en C et 217 en D, ces deux classes constituent les références les plus fréquentes parmi les logements étudiés. Un vendeur peut situer l’étiquette de son bien dans cette distribution, tout en présentant ses caractéristiques propres. La surface mérite également d’être explicitée : la médiane locale de 75 m² ne décrit pas tous les appartements ni toutes les maisons. De même, le coût annuel médian estimé de 1 215 € ne doit pas être présenté comme le budget énergétique du logement vendu. Les faits disponibles ne renseignent ni les prix de transaction ni les comportements des acquéreurs. Ils ne permettent donc pas de chiffrer une décote, une valorisation ou un effet sur la commercialisation à partir de la seule étiquette énergétique.

Louer à Maurens : distinguer budget estimé et situation du logement

Pour une mise en location, la lecture doit également partir du logement concerné plutôt que de la réputation énergétique du quartier. La médiane de consommation de 149 kWh/m²/an apporte un point de comparaison, mais elle ne prédit pas la consommation d’un occupant. Le coût annuel médian de 1 215 € est un indicateur estimé issu de l’échantillon, et non une facture annoncée pour chaque location. La présence de 23 logements classés F ou G rappelle l’intérêt d’identifier précisément l’étiquette du bien et de ne pas s’en tenir à la prédominance des classes C et D. Les seules données fournies ne comprennent pas de cadre réglementaire permettant de conclure sur la possibilité de louer un logement particulier. Elles ne documentent pas davantage son état détaillé, ses équipements ou d’éventuels travaux : ces informations ne peuvent pas être déduites de son adresse à Maurens.

Questions fréquentes

Le bâti de Maurens est-il surtout composé de maisons anciennes ?

Non. Les maisons individuelles représentent 20,0 % des logements diagnostiqués ; le reste est constitué d’appartements. L’ancienneté du bâti se concentre surtout sur la période 1948-1974, qui représente 66,2 % des diagnostics. Les logements d’avant 1948 comptent pour 5,1 %. Ces proportions décrivent l’échantillon disponible, sans établir de lien individuel entre âge, type de logement et étiquette DPE.

Maurens est-il moins performant que l’ensemble de Cugnaux ?

Les indicateurs disponibles sont moins favorables sur plusieurs points : 3,6 % de passoires contre 2,2 %, et une consommation médiane de 149 kWh/m²/an contre 140 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est aussi supérieur, mais la surface médiane est plus grande. Cela situe le quartier par rapport aux repères communaux, sans démontrer que chaque logement de Maurens est moins performant.

Quel budget énergétique retenir pour un bien à vendre ou à louer ?

Le montant de 1 215 € est le coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon de Maurens. Il sert de repère local, pas de budget applicable automatiquement à un bien. Pour présenter un logement, il faut distinguer ce chiffre de son estimation individuelle. La surface médiane de 75 m² et la consommation médiane de 149 kWh/m²/an ne constituent pas non plus une description universelle des logements du quartier.

Sources officielles

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